Piloter à vue : voilà pourquoi ce n’est pas une fatalité.
Trop de dirigeants de PME françaises n’ont aucun tableau de bord fiable pour piloter leur entreprise au jour le jour. Voici ce que je vois sur le terrain, et pourquoi ce constat n’est pas une fatalité.
Un constat qui devrait alerter
Je vais commencer par poser le problème sans détour.
Trop de dirigeants de PME pilotent leur entreprise sans outil de pilotage fiable. Pas sans expert-comptable : la majorité en a un. Pas sans logiciel de comptabilité : c’est même obligatoire. Mais sans outil qui leur permette de savoir, mois après mois, où ils en sont vraiment.
Sans visibilité sur leurs marges réelles par activité. Sans projection de trésorerie à 90 jours. Sans seuil de rentabilité tenu à jour. Sans réponse à la question simple : « est-ce que ce mois-ci a été rentable ? Combien il me reste à faire pour terminer l’année à l’équilibre ? »
La Banque de France, CMA France et SIAGI le constatent à leur manière, dans une enquête auprès de 1 300 dirigeants de TPE : « les dirigeants consultent quasi quotidiennement leurs comptes bancaires, mais faute d’outils adaptés […] cette pratique ne se traduit pas systématiquement par des actions correctives efficaces. » (Banque de France, CMA France et SIAGI, février 2025)
Quand on n’a pas les chiffres en main, on subit. Quand on les a, on agit.
Le pilotage à vue, ce n’est pas un problème de compétence
C’est là que je veux insister, parce que c’est souvent mal compris.
Les dirigeants qui pilotent à vue ne sont pas moins intelligents que les autres. Ils ne sont pas paresseux. Beaucoup sont des experts brillants dans leur métier : la sécurité, l’aluminium, le bâtiment, les services. Ils ont monté leur entreprise à partir d’une compétence métier, l’ont fait croître, l’ont structurée.
Mais personne, à un moment de leur parcours, ne leur a appris à lire les chiffres de leur propre boîte.
Mon père Olivier en est l’exemple parfait. Il dirige Azur Domotic à Grasse, et c’est un expert technique reconnu dans son secteur. Il a été lui-même utilisateur du logiciel pendant plusieurs années. Nous avons repris l’entreprise ensemble en janvier dernier. « Cet outil m’aide au quotidien à driver mon entreprise », témoignait-il dans Tribuca le mois dernier. Il en avait fait l’expérience comme dirigeant, pas comme financier. C’est précisément pour ça qu’il a choisi de reprendre le projet avec Constantin et moi.
Le sujet n’est pas la compétence du dirigeant. Le sujet, c’est l’outillage et l’accompagnement. C’est notre conviction, et c’est ce qui structure PilotagePro.
Trois lectures que chaque dirigeant devrait avoir tous les mois
À titre personnel, je considère que trois lectures sont non négociables, peu importe la taille de l’entreprise.
Première lecture : la marge brute par activité. Pas la marge globale agrégée : la marge brute par activité. Quand on dirige une entreprise multi-activité, ou multi-prestation, il y a presque toujours une activité qui tire la rentabilité vers le haut. Une autre pompe sans qu’on s’en rende compte. Sans cette lecture, on ne peut pas arbitrer.
Deuxième lecture : la trésorerie projetée à 90 jours. Pas le solde bancaire d’hier : la projection. Combien je vais encaisser, combien je vais décaisser, et où je serai dans trois mois si rien ne change. Sans cette lecture, on découvre les tensions de trésorerie quand il est déjà trop tard pour les anticiper.
Troisième lecture : le seuil de rentabilité atteint, et celui restant à couvrir. Combien de chiffre d’affaires me reste-t-il à faire pour couvrir mes charges fixes annuelles ? Sans cette lecture, on confond chiffre d’affaires et résultat, et c’est probablement la confusion la plus coûteuse dans une PME.
Ces trois lectures, prises ensemble, donnent au dirigeant ce dont il a besoin pour décider. Sans elles, il navigue à l’intuition. Et l’intuition, même bonne, ne remplace pas la lisibilité.
L’outil rend lisible. L’accompagnement transforme la lecture en décision.
Quand on a conçu PilotagePro, on aurait pu en faire un produit pur. Un logiciel qu’on vend par abonnement, qu’on déploie en autonomie, et qu’on laisse vivre. Beaucoup de logiciels de gestion fonctionnent ainsi.
On a construit autre chose, et je veux expliquer pourquoi.
Sur le terrain, on a vu une constante : les outils déployés sans accompagnement humain sont massivement abandonnés. Le dirigeant les met en place avec enthousiasme. Il les utilise trois mois, puis revient à ses anciennes habitudes. Personne n’est là pour l’aider à les ancrer dans sa pratique quotidienne.
À l’inverse, l’accompagnement humain sans outil structuré tourne souvent en discussions générales : utiles, mais non opposables à des chiffres précis. On parle stratégie, on parle vision, on parle motivation. On ne parle pas seuil de rentabilité ou marge nette par chantier.
C’est pour ça que PilotagePro se prend à la taille du besoin. Go se souscrit seul et lit ce qui est entré, pour un dirigeant qui veut d’abord voir. Plus, la version complète, se déploie avec un professionnel. Ce peut être votre expert-comptable s’il distribue PilotagePro, un DAF externalisé ou un Consultant Agréé. Il aide le dirigeant à transformer la lecture en décision. L’outil rend l’entreprise lisible chaque jour ; l’accompagnement fait parler les chiffres. Pas plus. Pas moins.
Sortir du pilotage à vue, ce n’est pas un chantier de trois ans
C’est probablement le point que je veux marteler.
On a vu des dirigeants installer le cadre en quelques semaines. Certains n’avaient jamais eu d’outil de pilotage, même après quinze ou vingt ans d’existence. Trois cycles mensuels suffisent en général pour qu’un dirigeant connaisse ses indicateurs et sache où regarder. Il prend alors ses décisions à partir des chiffres, au lieu de l’instinct.
Notre maison accompagne aujourd’hui 280 entreprises, dans des secteurs très variés : sécurité, bâtiment, services, commerce, conseil. Le point commun de ces dirigeants, ce n’est pas leur taille ni leur secteur. C’est d’avoir un jour pris la décision de sortir du pilotage à vue.
Ce constat, je le vois aussi comme une opportunité. Il y a, en France, des dizaines de milliers de dirigeants brillants. Ils méritent les bons outils pour piloter leur entreprise. C’est notre travail de les leur donner.
Quinze jours d’essai gratuit de PilotagePro Go, sur vos propres chiffres. Si vous voulez être épaulé, un Consultant Agréé près de chez vous peut vous ouvrir un accès découverte de Plus.
Questions associées
Qu’est-ce que piloter à vue ?
Un dirigeant pilote à vue lorsqu’il dirige son entreprise sans tableau de bord régulier ni indicateurs économiques à jour. Il peut avoir un expert-comptable et un logiciel de comptabilité. Mais il ne dispose pas d’une lecture mensuelle de ses marges par activité. Ni de sa trésorerie projetée à 90 jours, ni de son seuil de rentabilité.
Combien de temps faut-il pour sortir du pilotage à vue ?
En général, trois cycles mensuels suffisent. Un dirigeant connaît alors ses indicateurs clés. Il prend ses décisions à partir de chiffres fiables, plutôt que de l’intuition. PilotagePro rend l’entreprise lisible chaque jour. Un professionnel aide le dirigeant à faire parler ses chiffres au fil de l’eau. Ce peut être un Consultant Agréé, un cabinet d’expertise comptable qui distribue PilotagePro, ou un DAF externalisé.
Quels sont les trois indicateurs qu’un dirigeant doit suivre tous les mois ?
Trois lectures sont non négociables. La marge brute par activité identifie les activités qui tirent la rentabilité vers le haut, ou vers le bas. La trésorerie projetée à 90 jours anticipe les tensions plutôt que de les subir. Le seuil de rentabilité atteint montre combien de chiffre d’affaires reste à faire pour couvrir les charges fixes annuelles.